

En juillet 2003 j'étais enceinte de trois mois, et j'avais pris 10 kg. A mon premier rendez-vous à la maternité j'ai demandé à être orientée vers une nutritionniste qui m'aiderait à réguler ma prise de poids.
Verdict : « Je ne vois pas ce qui explique la rapidité de cette prise de poids. Réduisez les quantités et prenez un goûter léger : pensez au fromage blanc, 0 % ou 20 % de matière grasse, ça ne fait pas grossir et ça tient au corps ! » Alors, moi qui aimais déjà énormément le fromage blanc, je ne me suis pas faîte prier. Pour autant, cela ne m'a pas empêché de finir ma grossesse avec 25 kg de plus au total,donc 10 + 15 kg.
Le 31 décembre 2003, j'ai mis au monde une magnifique petite fille de 3.6 kg. J'ai décidé de l'allaiter le plus longtemps possible. Je l'ai prénommé Andréa. Andréa grandissait bien et avait une superbe peau « sapotille » comme on dit en Guadeloupe. Mais le 20 février 2004, je remarquais qu'elle avait des rougeurs aux fesses. Cela s'est transformé en boutons qui évoluaient en s'étalant. J'ai donc arrêté de lui mettre des couches. A la maison je l'enveloppais dans une serviette. Je l'ai aussi emmené chez le pédiatre qui m'a orienté pour avis chez un pédodermatologue qui travaille par ailleurs à l'hôpital Necker à Paris. Verdict : « cela peut-être plusieurs choses : Une allergie à quelques choses que vous auriez mangé ; une allergie aux lingettes... Ou encore une maladie de bébé... Maïs il faudrait que vous me la rameniez en pleine irruption de bouton pour savoir... »
Je lui ai donc passé de la crème et cela s'est résorbé.
Le 25 mars 2004 je me rends en Guadeloupe pour un mois. Tout se passait bien jusqu'au 15ème jour ; le 6 avril je remarque qu'Andréa à des boutons dans le pli des bras et des jambes, je pense maintenant que c'est lié à la transpiration et à la chaleur, cela a commencé à s'étaler sur les jambes et les bras et s'est apparu aussi sur son visage. Là je ne me dis plus que c'est lié à la chaleur, et je commence sérieusement à m'inquiéter. Le problème c'est que nous sommes le week-end de Pâques 2004 en Guadeloupe, tout est fermé je pense que cela la brûle terriblement car Andréa ne cesse de pleurer, la seule façon de la calmer est de la garder sur moi.
Le lundi, je me rends aux urgences du CHU, Verdict : « votre fille à un eczéma on ne peut rien faire d'autre que d'hydrater et ne pas utiliser de savon. ». Je rentre à la maison et ça va de mal en pis, des croûtes lui sortent sur tout le corps, elle vomit tout ce qu'elle mange, elle vomit des glaires, elle hurle en se tenant le visage, elle a des bulles aux pieds et aux mains elle ne dort plus la nuit, moi non plus ma mère non plus je suis épuisée, ma mère aussi. Je me dis que cela ne peut pas durer, ça n'est pas possible il doit y avoir une solution, ce n'est pas possible autrement. Et là ma mère me dit : « Astrid, tu prends l'avion dans deux jours, demain on va voir Geneviève, la naturopathe dont je t'ai parlé et ne t'inquiètes pas ça va aller.»
Le lendemain nous nous levions aux aurores pour aller voir « cette petite dame » !!!! La première fois que je la croise, elle me dit : « mon Dieu, ta fille est en pleine crise d'élimination, je vais t'expliquer... »
Et moi je me dis : « Qu'est-ce qu'elle me raconte, qu'est-ce que c'est que cette histoire d'élimination, je ne comprends rien !»
Le « premier cours » commence et je commence à comprendre, comment j'ai « pollué » le corps de ma fille.
A un moment Geneviève me dis : « Hum ! c'est bon les produits laitiers, les yaourts, le lait, le fromage !... Hum ! c'est bon aussi les pâtes blanches, c'était bien aussi de ne pas en avoir pendant ta grossesse et d'avoir une belle peau... Eh bien, regardes ta fille, elle ne trouve pas ça bon du tout puisque c'est elle qui à tout pris ! »
Et je me suis refait le film de la nutritionniste pendant la grossesse et de la sage-femme après l'accouchement elles m'avaient donné tout un programme riche en produits laitiers pour pouvoir produire beaucoup de lait sans être carencée. J'avais à la fois envie d'entrer sous terre et d'hurler. Mais je devais tenir pour ma fille.
Je rentrai à Paris avec le programme de Geneviève que je suivis à la lettre, c'était facile car je n'avais pas encore repris mon travail. Mais comme nous avait dit Geneviève la crise d’élimination n’a pas été facile.
Les plaques ont commencé à apparaître de toute part, ses tempes, ses joues, sa bouche, son cou, ses aisselles, les bulles s'étalaient... je me dis : «je vais quand même l'emmener chez un dermato et un allergologue... »
En fait nous avons vu « « trois dermatologues » » et à chaque fois le verdict est le même : « On ne voit pas d'où ça vient... Ça part tout seul, tantôt vers deux ans, tantôt vers six ans, parfois vers dix ans.
Tout ce que l'on peut faire c'est traiter avec des : « CORTICOÏDES » CORTICOÏDES = CORTISONE. Vous imaginez bien que je m'en suis tenue au programme de Geneviève.
Andréa est en rémission depuis deux jours, plus rien ne sort : nous sommes le 4 Mai 2004 et nous allons à un rendez-vous chez le pédiatre.
Quand je la vois, je lui dis : «Docteur ne soyez pas effrayée du visage de ma fille ! » Et elle de perdre son sourire en la voyant ; je lui explique que nous sommes suivies par une naturopathe et que nous avons déjà vu
« quatre » médecins pour nous couvrir en cas de signalement. Elle me donne raison et m'encourage car elle sait qu'il n’y aura pas de séquelles.
Trois jours après, Andréa recommence à avoir des plaques, cette fois-ci aux yeux, aux joues, au front, au dos, au ventre... Je ne m'inquiète pas, Geneviève me l'avais dit, tu verras Astrid cela va être terrible : mais Andréa retrouvera la santé je te donne ma parole d’honneurmais il faut bien que les cochonneries qui sont dans le corps d’Andréa s’en aillent.
Le 12 mai elle est en régression, son visage prend l'apparence d'une grande brûlée, mais cette fois-ci ses parties génitales et ses fesses sont une plaie, elle en a partout, mais... et heureusement, le pourtour de plaques sur ses jambes et son dos laissent place à des petites tâches blanches enfin une lumière au bout de ce tunnel.
J'appelle Geneviève : « Geneviève, je ne veux pas m'emballer trop vite, mais il y a des tâches blanches autour des plaques qu'Andréa à sur ses jambes, qu'est-ce que tu en penses ?» Et Geneviève de me répondre : « Oh ! ma Chérie, c'est fini, c’est super tu as bien travaillé, Oh !je suis contente pour toi Astrid, c'est une bonne nouvelle génial ! »
Le 22 mai, nous nous rendons chez la pédiatre, donc trois semaines après l'avoir vu (La première fois que je l'ai vu, le 4 mai, Andréa était donc en pleine crise d'élimination donc en piteux état. Elle me dit : « Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Mais qu'est-ce que vous avez fait ? Mais comment vous avez fait ? Mais comment avez vous eu de tels résultats ??? »
Moi : « Pourquoi vous me posez toutes ces questions ? Qu'est-ce qui ne va pas ? »
Et là elle me répond : « C'est vrai que vous ne savez pas, mais en médecine classique, même avec une hospitalisation on obtient JAMAIS ce résultat et vous en trois semaines vous avez réussi à tout évacuer, sa peau s'assainit, je n'y comprend rien ! »
Je lui explique. Elle me dit : « Et pourtant on interdit dans le protocole alimentaire tous les produits crus. C'est à n’y rien comprendre ! »
Tout le monde pleurait en voyant ma fille bardée d'eczéma, les passants, les amis, la famille.Quand j'étais dans la rue et dans les lieux publics les passants se retournaient et me demandaient : « Elle est suivie par un médecin quand même ? » et toujours la même question qui revenait sans cesse : « Comment as-tu fais ? »
« Je veille à captiver son attention en faisant toute sorte de grimaces, de bruits, de choses qui peuvent lui donner envie de sourire, quand elle est triste du regard, je ne mange pas de fruits, de sorte qu'elle ne se gratte pas et je la couvre d'amour pour nous donner la force. Que pouvais-je faire de plus, ça marchait.
Aujourd'hui, Andréa à 9 mois, elle est superbe et n'a plus de trace de son eczéma et surtout aucune cicatrice, aucune, incroyable!!!

Quand à moi je ne mange plus de produits laitiers et je ne lui en donnerai pas.
Mon histoire, celle d’une petite fille : ma fille.
Aussi dure soit cette elle est un maillon de la chaîne d'amour que tu tisses Geneviève... Dieu te bénisse pour ton travail, je ne t'en remercierai jamais assez.
Si ta tâche est si dure c'est que les gens ne connaissent pas et ne peuvent pas comprendre que tu donnes La clé. Par ignorance on fait de graves erreurs.
Le fléau de l'humanité c'est le manque d'amour.
P. ASTRID, 2004.
Aujourd’hui 12 septembre 2007, j’affirme qu’Andréa est toujours en pleine forme, qu’elle est épanouie et que son eczéma n’est jamais revenu. C’est une magnifique petite fille qui est en moyenne section de maternelle et qui est bien éveillée. Elle a la chance d’être suivie par une pédiatre très compréhensive qui me fournit chaque année un papier interdisant qu’on lui donne quelque produit laitier que ce soit. Elle n’absorbe ni lait, ni fromage ni yaourt d’aucune forme; de sorte que depuis que ma fille a intégré la crèche puis l’école, je ne me fais plus de souci ! Je respecte toujours les conseils alimentaires de Geneviève et j’en suis heureuse.